Mais où suis-je?
Dites le moi, vous qui vivez ici bas.
Dans ce monde imaginaire et illusoir,
Où rêves et cauchemards sont en harmonie...
Prenez le temps de vivre,
Arrêtez de vous dépêcher!
Que fuyez-vous? la MORT? le TEMPS?
Ils ne vous poursuivent pas...
Ils sont juste toujours là, prets à surgir quand le moment viendra...
Quand avez-vous pour la dernière fois,
Pris le temps de "ne rien faire", simplement d'observer,
Depuis une fenêtre surélevée?
Les ouvrez-vous même encore?
Où peut-être préférez-vous rester cloîtrer,
A l'abri de la réalité?
Si c'est le cas vous avez tord...
Vous appelez sa vivre!
Ne serait-ce pas plutôt:"survivre"?
Quand les hommes laisseront-ils enfin la place à l'humanité?
Est-ce dont devenu si dûr de s'aimer?
Combien de temps encore laisserez-vous des larmes se verser,
Et le sang d'innocents couler pour le compte des chefs d'Etats?
Cette bande de crétins costumés pour aller danser dans des gallas,
Pendant que vous êtes là, à en chier pour assouvir leurs projets...
Et quand viendra l'Heure Dernière,
L'ENFER sera peuplé de crétins,
Jouant au foot où à la guerre,
A celui qui pisse le plus loin...
Mais que faites-vous de votre vie?
Quand allez vous enfin ouvrir les yeux?
Usez de chacune de vos personnes pour rendre service à autrui,
Et rendez réel ce monde qui n'est que merveilleux!
Moi, je vous observe,
Dans votre soit-disant Bonheur,
Car vous connaissez le proverbe,
On ne voit bien qu'avec le Coeur...
Etes vous des machines?
Peut-être des esclaves alors...
Oui... esclaves de la Technologie, l'Argent, et toutes ces saloperies
Autrefois, nous vivions très bien sans sa...
Pour un phare un peu amoché
Ou pour un doigt tendu bien haut,
Y'en a qui vont jusqu'à flinguer
Pour sauver leur autoradio...
Oui, je vous regarde,
Fuyant le regard des autres.
Fuyant la réalité,
Tro dure à supporter...
Ignorant la misère,
Vous n'êtes même pas capable d'adresser la parole à un pauvre,
Vous les méprisez, il vous font honte!
Mais honte à vous, ces gens n'ont plus de quoi vivre, on leur a tout pris!
Mais il y a quelquechose que personne ne pourra leur prendre:
Leur coeur et leur fierté!
Eux, ils leur restent encore un peu de sens moral,
Ils sont prets à s'entraider...
Pendant que vous les regarder de haut,
Souriant en coin de votre richesse superficielle!
Pourquoi ne pas leur cracher dessus pendant que vous y êtes?
Peut-être vous reste-il un minimum d'humanité?
Si c'est le cas, tout n'est pas perdu!
Vous pouvez vous réveiller,
Pour enfin servir a quelque chose, vous rendre utile!
Contribuez à améliorer ce monde et vous n'en serez pas déçus...
Qui suis-je pour vous parler ainsi?
Je ne suis rien, vous avez raison...
Rien qu'un minuscule grain de poussière dans ce monde!
Mais moi au moins, je vis!
J'ouvre régulièrement ma fenêtre,
Pour observer, car je ne puis faire que sa...
Observer l'évolution de ce monde vers le chaos et m'y préparer,
Et observer vos pathétiques personnes...
Je ne suis pas meilleur qu'un autre,
Mais au moins j'ai les yeux ouverts...
Et je vous tend la main,
pour vous tirez de votre pétrin...
Quand pour la dernière fois, avez-vous pris le temps d'écouter?
Moi c'était hier...
Faites le maintenant: ouvrez votre fenêtre et écoutez,
Vous n'entendez rien?
Moi si,
Ce sont les cris de peine d'enfants de tous les continents!
Libres à vous de les laisser crier,
Moi, je ne pourrai jamais que vous regarder...
Je ne fait que vous réanimer,
De la flamme que vous aviez dans le passé...
Vous pouvez à votre guise choisir de rester hébétés,
Ne pensant qu'à vous et votre fausse réalité...
Le cri d'un ange sans elle...